vendredi 13 novembre 2009

149. Wilder : Some Like It Hot

1001 films : Some Like It Hot
Titre français : Certains l'aiment chaud
En fait, la traduction correcte devrait être : Certains aiment le Jazz Hot
Palmarès des 1000 meilleurs films du 20ème siècle :
Au 15ème rang

Film américain réalisé en 1959 par Billy Wilder (1906-2002)
Avec Marilyn Monroe, Tony Curtis, Jack Lemmon, George Raft

Ne lisez pas cela - Je suis passablement de mauvaise foi.

Encore un bon film américain que je n'ai pas su aimer à l'époque. Il faut savoir que les années 1970 ont été pour moi une décennie de cinéphilie intense orientée presque exclusivement sur le cinéma d'auteur et le cinéma du monde (sous-entendu, non-américain).
Je me souviens avoir vu ce film avec un oeil goguenard, sans vraiment être intéressé par cette comédie burlesque interprétée par des acteurs qui me laissaient indifférents, si, si même la "gorgeuse" Marilyn, que je trouvais d'une telle insipidité. Encore une fois, un rôle de nunuche. Pauvre petite, marquée au fer rouge du machisme masculin (oui, je sais, pléonasme), à jamais ancrée dans des rôles de plantureuse blonde insignifiante.

Je viens de revoir ce film. Mon commentaire demeure. Je ne sais toujours pas aimé ce type de cinéma américain probablement parce que j'en ai trop vu. Pour moi, ça demeure du gros burlesque qui peut, à l'occasion me faire sourire, mais qui, au grand jamais, ne me fera crier au génie. Au 15ème rang des meilleurs films du 20ième siècle!!!, je rêve ou quoi. Je le reculerais dans la liste de 200 ou 300 rangs. Mais malgré tout cela, quelques séquences anthologiques : le spot qui déshabille Marilyn dans le plus habillé des streapteases, le tango entre Daphnée (Jack Lemmon) et Osgood (Joe E.. Bronw) et la réplique qui clotûre le film.



Lecture cinéphilique en cours :
J'adore, de temps à autre, faire une plongée dans ma collection des Cahiers du Cinéma dont je possède les 400 premiers numéros. J'aime bien relire intégralement un des Cahiers "jaune"; la collection"jaune" s'étend jusqu'au numéro 159 - octobre 1964 .
Lecture intégrale du numéro 50 (août-septembre 1955) des Cahiers du Cinéma.
Des textes de Roberto Rossellini, François Truffaut, André Bazin, Jean Epstein, Abel Gance et un long texte sur la mort de Jean Vigo. Du bonbon, tout ça.

Betsy Blair et Ernest Borgnine dans Marty de Delbert Mann

Oscar 1960 : une statuette pour les meilleurs costumes (bof, on s'en tape!)
Évaluation IMDB : 8,4 sur 10 par 60 344 votants.
Au 78ème rang des meilleurs films de tous les temps selon les votants de IMDB
Visionné, la première fois, le 10 juin 1977 à la télévision à Montréal
En fait, je devais être dans l'appartement de mon amie à Longueuil (banlieue sud de Montréal). Nous nous préparions à faire le plus gros voyage de notre vie : rien de moins que le tour de la Méditerranée en auto!!! Il fallait être totalement ignorant des problèmes géopolitiques de cette partie du globe pour croire une telle chose possible. Ah! la naïveté des jeunes voyageurs qui permet d'ouvrir des fenêtres sur d'autres ailleurs
Mon 149ème film des 1001 films de Schneider

mercredi 4 novembre 2009

148. Lumet : Network

1001 films : Network
Titre français : Main basse sur la TV
Encore une mauvaise traduction de titre de film.
"Ce que dénonce Lumet, c'est que la télévision fait main basse sur le monde" Jean-Louis Bory. 22 mars 1977

Les 1000 meilleurs films du 20ème siècle :
Au 610ème rang

Film américain réalisé en 1976 par Sidney Lumet (1924)
Avec Faye Dunaway, William Holden, Peter Finch, Robert Duvall, Beatrice Straight

Film didactique sur la "méchante" télévision.
Le hic, c'est que ça fait 30 ans que les média nous rabâchent ce thème de la poursuite des cotes d'écoute. Alors, comme on n'est plus vraiment des néophytes en la matière, on risque d'être peu ému en revisionnant ce film qui a dû, par ailleurs, certainement ébranler les consciences, à l'époque.

On a l'impression qu'on n'est jamais sorti de ce film tant la réalité actuelle du monde télévisuel dépasse outrageusement la fiction. Finalement, j'en ai tellement marre de ce sujet de la poursuite des cotes d'écoute par les grandes chaînes télé que ça gâte un peu le plaisir de revoir ce grand film qui osait aborder en profondeur cette plaie du monde des média. Ajouter à cela une dose importante et horripilante de "télévangélisation" et vous avez un film qui m'agace à plusieurs reprises.

Ceci étant dit, ça demeure une sacré bonne analyse du milieu de la télévision avec des accents prophétiques impressionnants. Impressionné aussi par l'habileté de Lumet à toucher à tant de thèmes : le milieu de la télévision, la course aux cotes d'écoute, la psychose paranoïaque, les gauchistes américains (toutes les séquences de cette partie auraient pu carrément sauter au montage, le film y gagnant en limpidité), la libération sexuelle (Dunaway draguant le vieux Holden, savoureux), les relations extramaritales, etc.

Le plaisir de revoir le visage de Faye Dunaway; par ailleurs, un peu décontenancé sinon choqué (sous le choc), par ce corps aux limites de l'anorexie. Un corps qui représente bien ce personnage émotionnellement vide - le coeur mangé par les "ratings".

Oscars 1977 : Faye Dunaway (meilleure actrice), Peter Finch (meilleur acteur), Beatrice Straight (meilleure actrice dans un rôle secondaire - une statuette obtenue avec seulement 5 minutes et 40 secondes de présence à l'écran!!!) et une statuette pour le meilleure scénario
Évaluation IMDB : 8,1 sur 10 par 29 204 votants
Au 226ème rang des meilleurs films de tous les temps selon les votants de IMDB
Visionné, la première fois, le 6 février 1977 au cinéma à Montréal
Mon 148ème film des 1001 films de Schneider

mardi 27 octobre 2009

147. Corman : The Masque of the Red Death

1001 films : The Masque of the Red Death
Titre français : Le masque de la mort rouge

Les 1000 meilleurs films du 20ème siècle :
Absent de cette liste.

Film britannique réalisé en 1964 par Roger Corman (1926)
Avec Vincent Price, Jane Asher, Hazel Court, David Weston

Je ne me souviens plus du tout de ce film qui m'apparaît très mineur, peu intéressant. Vraiment, en 1977, j'évitais ce type de film. La soirée devait être drôlement moche pour que je m'écrase devant la télé pour me taper un film d'horreur, moi qui les avais tellement en... horreur.
Allez, on se farcit à nouveau ce film. Pas toujours rose ce foutu concept de revoir tous les films de Schneider au fil de ma chronologie personnelle. (En fait, j'adore!)

Eh bien, je l'ai vu. Où avais-je la tête lorsque j'ai vu ce film en 1977? Enfermé dans mes préjugés contre les films d'horreur, probablement. Bon, ce n'est toujours pas le style de film que je préfère mais j'ai aimé ce film. C'est bien fait, ça rend bien le monde de Pöe, le méchant Prospero (Vincent Price) est méchant à souhait quoique son prêchi-prêcha finit drôlement par m'agacer. Mais plus près du théâtre que du cinéma, tant par le décor, la mise en scène et la déclamation de Prospero qui se prend pour un héros shakespearien.
Des influences évidentes de Hitchcock et de Bergman.
Hitchcock : La maîtresse de Prospero, Juliana (Hazel Court), qui se fait attaquer par des oiseaux noirs. Une scène onirique assez érotique dans laquelle Francesca (Jane Asher), terrorisée, pousse des cris qui sortent directement de la scène de la douche de Psycho.
Bergman : Le personnage encagoulé de la mort est une belle transposition du même personnage que le retrouve en joueur d'échecs dans le Septième sceau. La ressemblance entre le Septième sceau (1957) et le Masque de la mort rouge était tellement évidente pour Roger Corman qu'il retarda de quelques années la production de son film pour marquer un décalage entre les deux films.

Évaluation IMDB : 7,0 sur 10 par 2776 votants
Visionné, la première fois, le 22 janvier 1977 à la télévision à Montréal
Mon 147ème film visionné des 1001 films de Schneider

vendredi 23 octobre 2009

146. Rafelson : Five Easy Pieces

1001 films : Five Easy Pieces
Titre français : Cinq pièces faciles

Les 1000 meilleurs films du 20ème siècle :
Au 698ème rang

Film américain réalisé en 1970 par Bob Rafelson (1933 )
Avec Jack Nicholson, Karen Black, Susan Anspach

Séquence de cinéma américain que j'aime :
Cols bleus, derricks de pétrole, végétation semi-désertique, grosse bagnole, une chanson country à la radio (Tammy Wynette singing for the lonely), mobil home, bière en canette. Maintenant, ajouter Jack Nicholson (loin de ses débuts - 1956 - contrairement à ce que l'on pourrait penser) et Karen Black aux yeux noirs dont le strabisme est tellement émouvant,(jadis, une courte passion amoureuse pour cette comédienne, agréablement retrouvée dans Nashville d'Altman) qui sont constamment en porte-à-faux, sur deux rails parallèles sans espoir d'aiguillage.

Les cinq petites pièces faciles réfèrent à un cahier d'exercices de piano pour débutants.
Débutant comme ce Robert Dupea (Nicholson) qui trimbale sa vie comme un ado attardé sur le chemin de la croissance, qui frappe tout ce qui bouge pour déclencher une expérience émotionnelle qu'il n'atteindra finalement qu'auprès de son père, muet. Après cette scène où Dupea touche enfin au coeur de sa vie, il ne lui reste plus qu'à tout recommencer. Éloge de la fuite.

Cette scène d'anthologie, évidemment.
À mettre en parallèle avec la scène du MacDo dans le film Falling Down de Joel Schumacher






Bob Rafelson, après ce film tant prometteur, disparaît des écrans-radar. Peu de films et sans intérêt.
En aller il y a 25 ans, Truffaut au coeur de ma passion cinéma.

Évaluation IMDB : 7,5 sur 10 par 10 579 votants
Visionné, la première fois, le 9 janvier 1977 à la télévision à Montréal
Mon 146ème film visionné des 1001 films de Schneider

mardi 13 octobre 2009

145. Julian : The Phantom of the Opera

1001 films : The Phantom of the Opera

Les 1000 meilleurs films du 20ème siècle :
Au 780ème rang

Film américain réalisé en 1925 par Rupert Julian (1879-1943)
Avec Lon Chaney, Mary Philbin, Norman Kerry.

J'ai horreur de ce type de publicité que l'on retrouve régulièrement sur les enveloppes des dvd. Ainsi, The Phantom of the Opera serait le premier grand film d'horreur de l'histoire du cinéma. Comment peut-on ignorer Le cabinet du Docteur Caligari de Wiene et le Nosferatu de Murnau pour ne nommer que ces deux-là qui écrasent littéralement le fantôme dans son 5ème sous-sol.

Un film muet, la belle affaire, mais la colorisation , quelquefois me fatigue. Dix ans après les Vampires de Feuillade dans laquelle série il utilisait les changements de couleur de pellicule pour distinguer le jour de la nuit ou la clarté de la noirceur, Julian répète la même technique. Ah, que j'adore les quelques plans, trop rares, en noir et blanc; à la limite le jaune et brun est supportable mais le monochrome vert, rouge ou bleu m'agace.
Une autre forme de colorisation, par ailleurs, représente un gain esthétique net. Il s'agit d'ajouts de couleurs à certains éléments qui composent les plans d'une séquence. À ce titre, la scène du bal masqué, filmée dans l'escalier de l'opéra de Paris, est, en soi, un petit chef d'oeuvre.
Tout ça étant dit, un des grands films d'horreur de la période du muet dont l'histoire, simpliste à souhait, est menée rondement sans les longueurs habituelles des films muets et, évidemment, sans oublier ce qui fait la renommée intarissable de ce film, ceci :

Belle surprise sur la copie que j'ai visionnée. La musique a été composée par Gabriel Thibaudeau, pianiste attitré à la Cinémathèque québécoise lors de projections de films muets et interprétée par I Musici de Montréal et la chanteuse d'opéra Claudine Côté.

Évaluation IMDB : 7,8 sur 10 par 5003 votants
Visionné, la première fois, le 5 janvier 1977 à la télévision à Montréal
Dix films de la liste ont été vus en 1977.
Mon 145ème film visionné des 1001 films de Schneider