78. Leone : Il était une fois dans l'Ouest
1001 films : C'era una volta il West
Palmarès des meilleurs films du 20ème siècle :
Au 51ème rang
Titre français : Il était une fois dans l'Ouest
Film italien réalisé en 1968 par Sergio Leone (1929-1989)
Avec Charles Bronson, Henry Fonda, Claudia Cardinale, Jason Robards, Gabriele Ferzetti
"Il piu spettacolare western di tutti i tempi"
Pour une des rares fois, je suis d'accord avec une publicité sur une affiche de cinéma. Ce film synthétise, tout en la portant à un sommet jamais atteint jusque là, tous les éléments stylistiques du genre western développés depuis sa naissance en 1903 dans The Great Train Robbery de Edwin S. Porter. Avec ce film, le western perd son innocence. Il ne sera jamais plus ce faire-valoir de la grande épopée de la conquête de l'Ouest glorifiant ces pionniers blancs venus de l'Est à la recherche d'un avenir meilleur.
Ce que Leone nous dit c'est que la conquête de l'Ouest est une des plus perfides manifestations du capitalisme sauvage qui s'associe aux pires tueurs pour atteindre ses objectifs. C'est peut-être ce qui explique le peu de succès de ce film au box-office américain alors qu'il fut en tête des palmarès en Europe. Les Américains vont difficilement accepter qu'un Italien viennent leur faire la leçon sur un de leurs plus grands mythes : la conquête de l'Ouest. On peut voir cet accueil plutôt froid dans la critique d'un des plus grands critiques de cinéma américain, Roger Ebert du Chicago-Tribune.
Pour moi, en ce mois de juillet 1971, coup de foudre comme on en subit peu dans une vie de cinéphile. Coup de foudre d'autant plus violent que j'allais voir ce film avec une tonne d'appréhensions. Les westerns, j'en avais vus des dizaines depuis mon enfance et j'en avais carrément ma claque de ce genre qui ruminait toujours les mêmes séquences de valeureux cow-boys et d'exécrables bandits sempiternellement personnifiés par les Wayne, Cooper, Stewart et autres employés de la fabrique hollywoodienne. Parmi ces employés, il y avait Henry Fonda, le sempiternel Mister Good Guy. Leone en fera un des pires tueurs psychopathes de western.
Imaginez la scène : plan de caméra à la hauteur des hanches, on voit un type dégainé et tué un enfant de 8 ans qui tente de s'échapper; la caméra remonte vers le visage et, sacrilège infâme, c'est Henry Fonda dans un rare (le seul?) rôle de salaud de sa carrière. Et ce gros plan qui fait frémir:
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Une séquence d'anthologie : les 14 minutes de l'ouverture. Bienvenue dans l'univers temporel de Leone. Attente, tension, anxiété, impatience maîtrisée, la sueur qui perle sur les visages, le temps qui s'incruste dans chacun des rictus : le film impose sa marque.
Une séquence d'anthologie bis : le duel final entre Jack (Fonda) et Harmonica (Bronson) noyé dans la musique lancinante puis symphonique de Morricone. Inoubliable.
Un secret de tournage macabre : Alfred Mulock, un des trois mercenaires de la scène d'ouverture, se suicide en sautant de sa chambres d'hôtel au retour d'une journée de tournage.
Lecture cinéphilique en cours : Le dictionnaire Truffaut sous la direction de Antoine de Baecque et Arnaud Guigue. Publié en 2004. Tout Truffaut en pièces détachées; plus de 300 entrées. Pour inconditionnel de Truffaut seulement. Dans la lettre "A" l'article intitulé "Apostrophe",l e fameux passage de Truffaut-en-péril, déjà abordé le 19 novembre 2007.
Aucun prix important, même pas une nomination aux Oscars, pour la musique. Les Américains ont vraiment pas aimé.
Évaluation IMDB : 8,8/10 pour 44 275 voteurs. Au 19ème rang des meilleurs films de tous les temps selon les voteurs de IMDB
Mon évaluation : 8,5/10
Toutes les informations sur le film sur IMDB.
Visionné, la première fois, le 12 juillet 1971 au cinéma à Québec
Mon 78ème film des 1001 films

1 commentaires:
Savez-vous que l'acteur Tony Curtis rencontrera son public et ses fans le dimanche 27 avril 2008 au Marriott Rive Gauche à partir de 14 h, dans une salle de cinéma et un salon qui ont appartenu à Jerry Lewis autrefois. Une équipe de tournage française a suivi Tony et sa femme, à Las Vegas, dans l'Utah et à Los Angeles en octobre dernier. Ils vontprojeter le résultat de leur tournage, un documentaire de 57 minutes, ce dimanche 27. Puis Tony et sa femme répondront à des questions du public et feront des dédicaces. Puis ils projetteront "Certains l'aiment chaud". Si on réserve à l'avance, l'entrée coûte 20 euros. Il faut appeler la société qui a fait le documentaire, Fernch Connection, entre 10 h et 19 h au 01 40 16 05 35. Le prix d'entrée comprend les projections et des rafraîchissements offerts au public. C'est pas donné mais les bénéfices seront reversés au refuge que Tony et sa femme ont ouvert près de Las Vegas. Ils recueillent des chevaux abandonnés ou qu'ils sauvent de l'abattoir. Le documentaire en parle, ils en sont à 400 chevaux sauvés. Le documentaire parle aussi de la rencontre de Tony avec Marilyn, de la carrière de Tony dans la peinture et de sa vie aujourd'hui.
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